Ma panthère criminelle
Le texte se construit à travers sept témoignages qui forment la cartographie de divers lieux (Europe-Argentine), de milieux différents (familial, intime, institutionnel) et de temporalités multiples (de 1987 à 2018, à savoir de la post dictature aux années de construction des politiques mémorielles puis leur déclin). Sept séquences qui s’apparentent à des contre-témoignages frontalement opposés aux discours institutionnalisés. Face à l’hygiénisme normatif de la famille et de la société, les protagonistes réactualisent l’histoire dans un espace jusqu’alors inédit : celui de la conscience de leur propre histoire et de leur savoir. De la sorte, les auteurs nous offrent de nouveaux éléments pour une généalogie lesbienne et queer, intégrant les questions de classe, de genre, de sexualité et de race. Ces thématiques s’avèrent particulièrement pertinentes dans le contexte actuel des discussions mondiales sur les inégalités et la justice.