La soi-disant utopie du centre Beaubourg
Utopie aux accents libertaires, La soi-disant utopie du centre Beaubourg imagine la création sous les fondations du centre Pompidou, alors en construction, d’une micro-société culturelle alternative. Artistes, militants, toute une faune de laissés pour compte autant que de curieux y affluent en quête d’une société autre, chargée de sens et génératrice de liens. Surfant sur les idéaux portés par l’élan de Mai 68, le lieu d’expérimentation social trouve là un bel espace d’expérimentation : partage de tout, abandon des hiérarchies, sexualité libre, remise en question de l’alimentation, de la monnaie... Le sous-sol de Beaubourg foisonne, avec ses débats et ses désaccords constants. Seul principe acceptable y lit-on : ne rien payer et voir venir !
Et même si rien n’est simple, si les réunions d’organisation se suivent et démontrent les difficultés de l’autogestion, le rire, la distance et une sorte de convivialité vraie demeure tout au long de son récit.