Les élèves à haut potentiel intellectuel à besoins particuliers
Le haut potentiel intellectuel suscite débats et idées reçues. Un consensus international tend à la définir par un QI supérieur à 130 (environ 2% de la population). S'il est défini internationalement par un QI supérieur à 130 (environ 2 % de la population), la recherche montre qu'un haut potentiel est le plus souvent corrélé à la réussite scolaire et au bienêtre en général. Pourtant, particulièrement en France, " la légende noire des surdoués " (Ramus & Gauvrit, 2017) a diffusé l'idée erronée que le HPI serait un trouble, associé de manière systématique à des difficultés, une pensée en arborescence ou une hypersensibilité – autant de mythes non étayés scientifiquement.
Cependant, certains enfants HPI rencontrent bel et bien des difficultés à l'école ou ne parviennent pas à exprimer tout leur potentiel. Les repérer et les accompagner est essentiel. Le Code de l'éducation (art. L321-4) rappelle d'ailleurs la nécessité de mettre en place des aménagements adaptés pour ces élèves (il convient de prévoir des " aménagements appropriés (...) au profit des élèves à haut potentiel ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités ").
Cet ouvrage se concentre précisément sur ces élèves HPI à besoins particuliers.
À la fois théorique et pratique, il propose :
1. une définition claire et rigoureuse du HPI ;
2. une analyse de ses répercussions scolaires et personnelles ;
3. des clés concrètes pour comprendre et soutenir les élèves concernés, sur les plans pédagogique et psycho-affectif.